Sleepy HollowL'hiver à cela de magique qu'il nous transporte, à mon sens bien plus que l'été, d'une ambiance à l'autre sans crier gare. Il avait copieusement neigé en cette fin d'année sur les petites hauteurs en Isère, quand je décidais de retourner, une fois de plus, sur un lieu que j'apprécie particulièrement. Histoire d'illustrer ici des propos cher à Alexis, il est primordial et parfaitement intéressant de toujours retourner encore et encore aux mêmes endroits, tant les conditions, la lumière et la ambiances changeantes nous font redécouvrir les lieux à chaque nouvelle visite. Ce lieu, vous le connaissez déjà, je vous y ai déjà emmené, souvenez-vous, c'était en automne, nous nous serions alors cru dans la lothlorien (voir ici)... Et ce jour-là, le brouillard épais n'en finissait pas. Aucun moyen de passer en dessus, les routes n'étant pas déneigées à cette heure matinale. La neige tombait encore d'ailleurs, et l'ambiance m'a transporté tout droit au coeur d'un Sleepy Hollow enneigé... La poudreuse par endroit atteignant 80cm sans mal, je m'enfonçais, même en raquettes... Mais plus j'avançais dans cet épais brouillard, plus les ombres et formes se dessinaient, ou se laissaient deviner. Je ne le dirais jamais assez, j'aime ces ambiances, et je tenterais encore et encore de vous en faire partager d'autres !
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EvanescenceL'année s'achève...une autre commence, à l'image de cet instant saisi au pied d'un arbre qui a déjà vu défiler tant d'années. Le temps d'une image à l'échelle macroscopique qu'est ce que c'est ? C'est peut être le temps qu'il faut pour prendre le temps de se balader, et prendre soin de repérer le sujet qui nous tiens à coeur. C'est peut être aussi le temps qu'il faut pour s'installer et prendre soin de faire et parfaire ses réglages. C'est peut être mais aussi le temps qu'il a fallut pour imaginer son image avant qu'elle se réalise...Au final, le temps d'une image ou le temps qu'il faut pour la réaliser...on s'en moque, puisque par passion le temps est complètement révolu. Passer du temps derrière son viseur et penser que tout ce qui est commun peut être sujet a une vision différente. Cette image est issue d'une fonction bien connue nommée la surimpression. Elle se travaille uniquement à l'aide de votre boitier reflex et laisse libre cours à l'imagination, du moins si on sait l'accommoder à un sujet. Ici il y a reconstitution de 3 images en 1 mêlant différentes expos, différentes map et différentes ouvertures. Le résultat le voici ci dessous, une image en contre jour vaporeuse qui donne à champignon une douce transparence et le restitue dans son environnement.
- Evanecence - A rebrousse plumeVoilà désormais quatre années que je tente d'améliorer l'affût à la mangeoire construit derrière la maison. J'ai débuté il y a cinq ans en me plaçant sous un simple filet de camouflage. Avec le recul, les résultats n'étaient pas extraordinaires, mais je débutais dans cette pratique, je m'en contentais donc. Cependant, à la fin de cette première saison, j'ai réfléchi à comment améliorer les conditions de prises de vues. C'est en circulant derrière le batiment de mon entreprise que j'ai remarqué des palettes type "plancher". Comprenez par là des palettes de transport en bois couvertes sur la face supérieure d'une plaque de contre-plaqué et d'une conception bien plus résistante que les palettes standards. J'ai donc récupéré quatre de ces palettes et m'attelai à construire un cube avec elles, contre-plaqué vers l'extérieur. J'ai ménagé un trou dans l'une d'elle, évidemment face à la mangeoire, et à hauteur idéale pour y placer mon objectif monté sur le trépied. Le toit fut réalisé en tôle ondulée goudronnée. Le perchoir était alors une simple branche droite montée sur un piquet. J'ai passé ainsi deux saisons dans cette configuration. Mais les résultats et l'installation dans l'affût ne me convenaient pas encore. Il y a deux ans, me basant sur l'expérience acquise lors de la réalisation de mon affût flottant, j'ai fabriqué un support de rotule pour le téléobjectif me permettant ainsi de ne pas avoir à prendre le trépied dans l'affût. C'était déjà bien plus pratique. Parallèlement à ça, mon père m'a donné quelques branches du vieux noisetier tortueux familial qui avaient été cassées durant le précédent hiver et qu'il avait conservées en pensant à ma mangeoire. Ces branches étaient de pures merveilles et nul doute qu'elles allaient apporter un plus au rendu de mes photos. C'est ainsi que, durant cette saison, j'ai réalisé ce qui reste à ce jour ma plus belle image d'oiseau à la mangeoire: un chardonneret élégant sous la neige, intitulée "Zen". Mais l'hiver dernier avait été assez froid pour le Nord-Ouest et il ne fut pas rare que je dusse, Jean-Claude, quitter mon abri en cours de matinée parce que le vent cinglant prénétrait et tournoyait dans l'affût, profitant des ouvertures non colmatées. Décision fut donc prise durant l'été d'isoler les palettes. J'ai donc profité de la récolte des blés derrière la maison pour utiliser la paille laissée dans le champ afin de l'insérer entre les planches. J'ai aussi utilisé un reste de tissu de siège automobile, donc très résistant, pour recouvrir le tout et ainsi éviter que la paille ne s'échappe. Et puisque j'avais sous la main une demi-douzaine de branches de noistier différentes, j'ai aussi changé le perchoir afin de varier quelque peu les photos résultantes. C'est donc le résultat de ces quatre années d'amélioration continue que je vous présente ici, avec cette petite mésange bleue subissant les assauts du vent, en attendant avec impatience que les premiers flocons tombent en Picardie...si possible durant le week-end! Pour finir, j'ai même installé mon boitier, mise au point pré-établie sur la partie de la branche la plus fréquentée, relié à mon MacBook, installé lui aussi dans l'affût. Une application installée sur mon iPad, connecté en wifi au MacBook, me permet, depuis mon canapé, de voir ce qu'il se passe à la mangeoire et de déclencher lorsque j'en ai envie...la photo animalière pour les fainéants, en quelque sorte!
Canyon de BretagneDurant 15 jours j'ai eu la chance d'arpenter la sublime côte de granit rose des cotes dArmor. J'avais choisi l'hiver car cette période à le mérite d'être très calme, on y croise peu de touristes. Lors de mon séjour j'ai choisi volontairement des lieux touristiques très reconnaissables en essayant de dénicher des coins nouveaux non loin de ces lieux mythiques. Cette journée là j'étais venu le matin repérer le site du gouffre à Plougrescant. Le soir, par un épais crachin j'ai parcouru la route plus au sud en cherchant un endroit pour me garer. J'avais pour m'aider mon GPS qui m'indiquait que j'étais à quelques centaines de mètres de la côte. A travers la végétation et dans une luminosité très faible j'ai marché sans trop savoir ou déboucherait mon aventure. Malgré la difficulté de progresser parmi les ronces, fougères et autres petits arbustes très denses de la côte bretonne j'ai enfin débouché sur une plage immense, à marée basse qui laissait apparaître un dédale de bloc de roche énorme. On ne le voit pas sur cette image mais chaque bloc fait plusieurs mètres de haut! Bien sur il n'a pas été difficile de trouver un sujet, ce magnifique bloc tel un monument de la vallée de la mort se dressait face à moi. Je regrette que les conditions de ciel n'aient pas été meilleures mais je me suis promis d'y retourner... si je retrouve le chemin biensur! La prochaine je sauvegarderai la position GPS. Phil pour Horizons Naturels
Légendes d'un automneL'automne est mort vive l'automne. Le grand blanc a pris le relais. Tant de saisons traversées avant d'arriver à ces moments souvent appréciés des photographes. Les couleurs chaudes accrochées aux arbres et les brumes matinales des matins frais sont reines en cette période. L'automne s'est déroulé en deux parties pour moi: une première avec quelques sorties dans les Alpes où cette saison est vraiment magique. Les hauts plateaux et les flancs de montagnes se parent d'or, la glace fige petit à petit les lacs et gouilles tandis que les sommets commencent a se couvrir d'une neige fraîche et nouvelle. Deux belles sorties ont marquées ma saison, la première dans les Cerces toute fin septembre où les ambiances se sont mêlées au décor saisissant de cet endroit vraiment magique des Alpes.
Fields of gold
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