Pinceau magiqueDans tous mes rêves les plus fous, quand je pensais aux aurores boréales, je n'imaginais pas vivre des moments aussi intenses que ceux vécus durant notre périple de février. Avant de partir, je regardais les photos d'autres photographes et je me disais "Si je ne vois ne serait-ce qu'un dixième de ça, je pourrai mourir ensuite!"...sur le ton de la plaisanterie, bien évidemment. En réalité, après avoir vécu ça, je n'ai qu'une envie, le revivre! Côte à côte avec mes amis Benjamin, Sébastien et Jean, dans le virage de ce col que nous avons si souvent pratiqué durant notre séjour, nous en avons une fois pris plein les yeux. Certains scientifiques évoquent le léger bruit, sifflement métallique que font les aurores...je dois bien avouer qu'avec les cris que nous poussions quand le ciel s'enflammait de vert, nous ne pouvions pas l'entendre! En partant à 4 pour une tel voyage, le "risque" est assez grand de faire les même clichés. Avec les aurores, ce risque est réduit au minimum tant le phénomène est vivant et mouvant. A l'instar d'un tableau qu'un peintre ferait deux fois de suite, la même image ne peut pas être reproduite deux fois à l'identique. La nature a trempé son pinceau de lumière dans le plus beau vert de sa palette pour peindre ce tableau et nous étions au musée pour en admirer toute sa magie...
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Walk the lineJuste une envie. Voilà le point de départ de cette image. Comme souvent me direz vous. D'habitude, mes sorties sont programmées d'avance, souvent en fonction de la météo qui est le principal facteur pour la photo de paysage. Pour la macro, chez moi, c'est souvent l'envie, la plupart du temps soudaine car la possibilité d'en faire tout près de chez soi rend une envie subite facilement réalisable. Ce soir là, le soleil n'était bientôt plus et la lumière douce et diffuse. Quelques minutes de temps libre et la curiosité d'aller voir ce qu'il se passe dans le monde d'en bas en ce milieu de printemps et de mois d'avril assez gris m'a pris. Le long d'une route toute simple, j'avais remarqué cette Clématite ou Fruits Plumeux, si graphique et si délicate avec cet aspect fragile et cotonneux. L'envier de faire quelque chose est forte mais la difficulté est grande également, trop simple et un peu vide comme ça, il manque quelque chose. La lumière décline vite. Je me dis juste que c'est tant pis pour ce soir. C'est, encore une fois par chance, le moment qu'a choisi cette coccinelle pour faire son apparition et une petite balade sur cette fleur qui n'en est pas vraiment une. Le top! Je ne pouvais rêver mieux pour réussir une compo, assez vite faite, faute de temps, mais qui me plait bien au final, car changeante, je trouve, des clichés habituels avec cet insecte. Je dois avouer que je l'ai aimé plus tard, bien après le traitement, à force de la regarder et de l'apprivoiser comme il faut. J'ai également découvert avec une certaine surprise l'arrière plan et ces tons orangés agrémentés d'un vert pastel très doux comme j'aime. Cette photo fût une réelle surprise pour moi, graphique, colorée et douce à la fois. Juste une envie me direz vous...
Sleepy HollowNombreuses sont les occasions que peut donner la Nature à photographe pour s'émerveiller... Mais s'il est une fleur que j'affectionne particulmièrement, c'est la Fritillaire orientale. Nous voyons beaucoup, à la saison, "fleurir" sur le net diverses photos de fritillaires, et principalement de fritillaire pintade. J'ai pour ma part la chance d'habiter proche de stations de fritillaire involucrée (voir ici) et de fritillaire orientale. Cette dernière est une espèce strictement endémique à un plateau karstique des Préalpes de Grasse, dans le sud est de la France, mais aussi : - Liste rouge de la Flore vasculaire de France métropolitaine (2012) - Livre rouge de la flore menacée de France - Tome I : espèces prioritaires (1995) Autant dire notre émotion à Alexis et moi-même lorsque nous avions découvert cette station l'an dernier, spot que j'ai bien évidemment décidé de prospecter tous les ans. Et ce matin là, dans l'idée de produire des images différentes de celles réalisées habituellement, je comptais particulièrement sur l'aide de l'ambiance météo des jours précédents, et de l'alternance marqué des dernières pluies d'avril et du chaud / froid sur ce plateau perché à plus de 1000m d'altitude. Et la météo était au rendez-vous : le brouillard en montant sur le plateau, à 5h du matin, rendait la visibilité impossible au delà de 15 mètres... Ce fut "pire" une fois sur place, mais c'est clairement ce que je recherchais pour mes ambiances. Quand la luminosité est arrivée avec le lever du jour, quelque part au dessus de la nappe de brouillard, les fritillaires apparaissaient, à peine discernables, pour une ambiance à la "Sleepy Hollow". La floraison est aujourd'hui terminée... je leur donne rendez-vous l'an prochain, pour d'autres images encore !
Morning GloryMorning Glory Il y a des jours où le besoin d'évasion vous porte à découvrir de nouveaux horizons.
Morning Glory - Lac de Servières Peaceful EternityComme je l'expliquais dans mon précédent article, tout grand voyage se prépare. Pour la Norvège, au delà de Google Earth pour repérer les points d'intérêt géographique, j'avais écumé les sites des photographes s'étant déjà rendu sur l'ile de Senja. Puisqu'il nous avait guidé dans notre choix d'hotel sur place, j'avais tout naturellement commencé par le site d'Olivier Seydoux et j'étais tombé sous le charme, entre autres, d'une image réalisée à Bergsbotn. Avec toute la finesse qui caractérise son travail, il se dégageait de son image un sentiment intense de sérénité. J'avais donc gardé cette image dans un coin de mon cerveau. En général, ayant un peu tendance à me rapprocher du poisson rouge au niveau de la mémoire, quand bien même je regarde les images des autres photographes, j'arrive à m'en détacher suffisamment pour ne réaliser que ce que j'ai envie de faire sur le moment, sans chercher à copier. Pour autant, il arrive quelque fois, bien malgré nous, que les photos que nous réalisons se retrouvent être très proches d'un photographe à l'autre. Et c'est le cas ici, pour cette vue de Bergsbotn qui, sans toutefois l'égaler, se trouve être très proche de cette photo d'Olivier qui m'avait tant marquée. A ma décharge, il se trouve que le point de vue sur ce fjord est très facile d'accès et particulièrement photogénique. Il est très difficile, surtout en hiver, d'aller chercher un autre point de vue, plus éloigné, moins pratiqué. Ce matin là, nous n'étions pas partis pour réaliser des clichés depuis ce point de vue. Nous nous dirigions en réalité vers le massif d'Okshornan, où nous souhaitions faire le lever de soleil. Sortis du tunnel quelques centaines de mètres au dessus, nous commencions déjà à voir que la lumière pouvait donner quelque chose. Arrivés dans ce virage, cette vue nous a sauté aux yeux. Bien qu'étants déjà passés par là à de nombreuses reprises, les conditions lumineuses ne nous avaient jusqu'à présent pas fait ce même effet. La voiture a été stoppée net et garée tant bien que mal sur le bord de cette route de col étroite. Nous nous sommes dirigés vers la petite plateforme surplombant la route et je me suis alors laissé envahir par ce puissant sentiment de paix intérieure qui semblait vouloir durer une éternité...
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