Au milieu de nulle part

Voilà deux jours que nous roulons, depuis notre départ du village d’Ísafjörður. Deux jours que nous traversons des zones complètement inhabitées, sans même croiser la moindre voiture. Nous visons un camping bien particulier, où Fabien s’était posé l’année précédente. Sa piscine naturelle d’eau chaude allait être des plus bénéfiques pour nous remettre d’aplomb. Sur le trajet, la pluie a été incessante, transformant les pistes en gigantesques flaques d’eau. Nous avons du traverser de multiples gués et le Land Cruiser s’en est sorti jusque là à merveille. Il ne nous reste plus que deux kilomètres avant d’arriver à destination lorsque nous nous retrouvons de nouveau face à un gué. Comme à chaque fois, nous sortons de la voiture afin d’évaluer le risque. On y va? On n’y va pas? On lance quelques pierres. On comprend vite que nous allons devoir trouver une autre solution que de traverser. Cette autre solution n’est rien de moins que de revenir sur nos pas et, alors que nous ne sommes qu’à deux kilomètres, de faire un détour de soixante kilomètres! Mais c’est probablement la plus sage des décisions.

A peine arrivé finalement au camp, nous plantons la tente et allons nous jeter dans l’eau bouillante qui délasse nos corps encore endoloris après notre trek sur Hornstrandir. Tout autour de nous, des fumerolles, des jets de vapeurs, une odeur de soufre omniprésente. Tout un décor sorti de nulle part que nous allons découvrir après ce bain réparateur.

Au milieu de nulle part - Islande | Alexis Dubois

Alexis Écrit par :

Alexis est né il y a 39 ans à Bussang, un village au coeur des Hautes-Vosges. Depuis toujours proche de la Nature, découverte au fil de nombreuses randonnées avec ses parents, il fait ses premiers pas en photographie avec le Nikon FM de son père, il y a aujourd’hui plus de 20 ans… C’est ainsi qu’il exerce peu à peu son oeil aux merveilleux paysages des Hautes Alpes, de Haute-Maurienne, du Queyras. Débutant dans la vie active après des études d’ingénieur, le manque de temps lui fait peu à peu cesser la photographie, et ce Vosgien de naissance et de coeur s’exile en Haute-Normandie en l’an 2000. Ce n’est qu’en 2005 que la passion pour l’image refait surface, elle qui n’a jamais totalement disparu. Equipé d’un Nikon D70, Alexis se cherche alors en tant que photographe. Ce n’est que lors de l’acquisition de sa maison, perdue au milieu de champs, comme il la décrit lui-même, que la proximité avec la Nature fait son oeuvre. L’envie de capter l’instant, l’ambiance, le comportement, tout particulièrement celui des chevreuils qu’il aperçoit de sa fenêtre au petit matin: c’est là que tout a réellement commencé. Depuis, Alexis a progressé, évolué, appris à mieux connaitre ses sujets qu’il aime tant, et c’est donc en véritable photographe naturaliste, soucieux de partager et de transmettre une émotion au travers de ses images, qu’il crée, avec ses amis Benjamin et Rémi, le collectif Horizons Naturels en 2010.

2 commentaires

  1. 19 février 2016
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    Un bain chaud en pleine nature le rêve, superbe photo qui met bien en valeur la terre d’Islande

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