déc
11

eBooktin #1 Décembre-Février 2015

Voilà qui est fait…

Après quelques mois d’intenses travaux, nous avons eu la joie de partager avec vous, hier soir le premier opus de notre webzine nommé eBooktin !
Vous avez été nombreux à réagir et à lire ce tout premier numéro, du fond du cœur, nous vous remercions de l’attention que vous nous avez accordée, comme nous avons l’habitude de le dire, c’est aussi grâce à vous que nous progressons.
L’idée de partager de manière différente nos images nous trottait dans la tête depuis un petit moment et c’est avec beaucoup de plaisir que nous avons intégré une rubrique coup de cœur représentée par une belle brochette de photographes talentueux. Merci à eux de leur implication dans cette expérience toute nouvelle pour nous.

Sur ces quelques notes, nous laissons à votre disposition notre Webzine en téléchargement libre depuis notre site, vous pouvez le télécharger en cliquant sur la photo de couverture ci-dessous, il sera ainsi sûrement plus agréable de le consulter depuis vos smartphones et autres tablettes.

Nous planchons déjà sur le second numéro qui sera disponible dans 3 mois, restez connecté !

Horizons Naturels - Le Mag - 1

Cet article a été écrit par Benjamin

déc
1

Arctic Wildlife

Premiers pas, premières visions sur ces terres toutes proches du Pôle Nord. Nous embarquons sur l’archipel du Svalbard, et plus particulièrement sur l’ile principale : le Spitzberg. Étant à la recherche de contrastes, d’ambiances, j’ai pour ainsi dire eu ma dose pour cette première journée d’exploration polaire car il faut imaginer que 8 heures auparavant, j’étais à Roissy Charles-de-Gaulle. Le décalage est brutal mais je sens que je vais adorer ce séjour au beau milieu de nulle part, la foule ne me manque plus du tout! Les questions qui me passent par la tête sont multiples. Vais-je avoir la chance de rencontrer quelques espèces sauvages dont j’ai tellement entendu parler? Ours polaires? Morses? Et les fameux rennes!

Le capitaine du voilier nous indique un endroit où une colonie de rennes a élu provisoirement domicile. Le lieu est absolument magnifique, l’immersion est presque facile et j’oublie rapidement le brouhaha constant de la civilisation que j’ai momentanément laissé derrière moi. De splendides falaises surplombent l’océan. La météo n’est pas capricieuse comme elle pourrait l’être sous ces latitudes. Et soudain, première apparition : un, deux, trois puis toute la troupe! « Des rennes! » je m’exclamais à cet instant tel un enfant au beau milieu d’un magasin de jouets! Le moment est savoureux et j’ai encore dans mon esprit les sublimes images réalisées par Vincent Munier. Je tente de prendre mon temps pour immortaliser cette silhouette paisible en train de brouter le lichen.

Cette fois ça y est, je suis amoureux de cet endroit, de son atmosphère et je comprends à présent les personnes qui m’ont précédé m’ayant indiqué je ne m’en remettrai pas!

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Cet article a été écrit par Fabien

nov
27

Cathedral mirror – Part II

Dans un précédent article, j’avais évoqué avec vous que le Kirkjufell, la « montagne église », était un lieu emblématique de l’Islande.

Finalement tellement emblématique, qu’après cette première image, partagée avec vous, j’y suis retourné, deux semaines plus tard. Cette fois, alors que la journée entière avait été placée sous le signe du beau temps, en sortant du Kaffee 59, le ciel s’était chargé radicalement. Une belle grosse masse nuageuse comme on les aime était présente sur l’ouest de la péninsule.

Plutôt que de me rendre encore sur les rives du Halsvadall, j’avais cherché un autre point de vue. C’est ainsi que, non loin de la route, j’étais tombé sur cette petite gouille très attrayante, entourée de mousses et d’herbes hautes. De ce point de vue, le Cap’tain Kirk m’offrait, qui plus est, un autre profil, plus étroit, plus fin, lui donnant des allures de Cervin. Et dans le ciel, pendant ce temps, alors que se dessinait un puit de lumière par lequel semblait vouloir descendre quelque bête énorme, genre Nazgûl, un nuage tentait désespérément de s’accrocher au sommet. Comme lors de ma première visite…

Toutefois, je n’ai pas pu m’attarder bien longtemps devant ce spectacle. En effet, à cette époque de l’année, les sternes arctiques sont en effet en pleine période de couvaison. Il faut donc essayer de ne pas trop les déranger. L’avantage, avec ces oiseaux, c’est qu’ils vous le font très clairement savoir, si vous empiétez trop sur leur territoire: ils piquent sur vous, en visant le point le plus haut, votre tête! Ne souhaitant pas les importuner trop longtemps, j’avais réalisé cette image et j’étais aussitôt reparti, en espérant qu’elle allait rendre quelque chose…

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Cet article a été écrit par Alexis

nov
17

A day in october

L’automne, ma saison favorite. Là où les couleurs chaudes côtoient l’éphémère. Une saison si courte qu’un coup de froid précoce ou une tempête d’automne peut tout emporter en quelques jours. Cette fragilité n’a d’égale que sa beauté. Toute une année d’image avec l’attente de ces moments dans le coin de la tête. L’impatience des paysages parés de feu et d’or.

Cette année je suis allé faire un tour en Clarée sans doute là où l’automne habite, là où je l’ai vu dans son plus bel écrin jusqu’à maintenant. Tout n’est qu’une ode à cette saison là bas en Octobre. Tout n’est que couleurs flamboyantes comme si la nature donnait tout ce qu’elle a de plus beau avant le grand sommeil et le retour proche du grand blanc.

J’aime vraiment cette image, l’harmonie des éléments et des couleurs me plaît beaucoup et tout ce que j’aime s’y trouve. La veille j’avais bivouaqué sur les hauteurs du lac long un peu plus haut en altitude et après un lever magnifique, qui fera surement l’objet d’un reportage prochainement, l’envie de se promener dans la haute vallée entre les mélèzes hésitant encore entre le jaune, l’orange ou encore un peu de vert, vestige de l’été passé est pressante. La chaîne des Cerces domine la vallée et la superbe main de Crépin s’impose d’elle-même dans mon cadrage. J’aime cette montagne, j’aime sa forme reconnaissable facilement. Le torrent qui serpente au milieu de la vallée est un bel instrument de composition et les pieds dans l’eau l’idée du cadrage arrive tranquillement. J’ai mon image en tête, il me faut juste trouver le bon point de vue pour englober le tout. Les nuages se font de plus en plus nombreux et la pluie ne va pas tarder, la lumière se fait rare et il faut profiter des nuances lumineuses sur ces tons jaunes. Il me faut faire vite et bien rater un tel paysage serait impardonnable pour moi car environ une heure plus tard la pluie et là et la lumière plus qu’un souvenir.

Faire des images ici donne tellement de plaisir que le temps manque dans des endroits comme celui ci, plusieurs jours seraient nécessaires pour s’imprégner de ces lieux incroyables de beauté mais après cet intermède la dur réalité de la vie nous rejoint mais ça permet de mieux profiter de ces moments rares, trop rares pour moi. Au moment où j’écris cet article l’automne est quasiment parti, les couleurs devenues sombres et ternes et l’hiver guette de loin et déjà je languis de vivre bientôt un autre jour en Octobre.

 

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Cet article a été écrit par Emmanuel

nov
13

Colored Dead Forest…

Le parc national de la forêt bavaroise que l’on appelle dans sa langue natale Nationalpark Bayerischer Wald est situé au sud-est de l’Allemagne le long de la République Tchèque.
Plus de 300 km de sentiers de randonnée et, en hiver, environs 80 km de pistes de ski de fond permettent d’explorer le plus ancien parc national allemand qui représente à lui seul 24 250 hectares. Une réserve de 4 000 ha de forêts est interdite au public.
Elle fait partie, avec le Parc National de la forêt de Sumava des dernières forêts primaire d’Europe.

Le point culminant à 1453m est ouvert aux vents qui soufflent assez violemment dans ce petit coin de Nature. La forêt à subi de nombreuses tempêtes et la prolifération de scolytes est à l’origine d’un désastre écologique sans précédent, mais la direction du parc national de la forêt bavaroise a décidé de ne pas intervenir.
Le choix de laisser la nature se développer selon ses propres lois s’est avéré une réussite et la forêt bavaroise est plus vivace que jamais.

Du sommet du Mont Lüsen que nous avons atteint quelques instants avant la tombée de la nuit, je vous livre cette image, témoin de ces cicatrices passées.
Les différentes chandelles, troncs d’arbres abandonnées au temps, sont autant d’abris pour la faune du secteur. Elles participent passivement à la dynamique du vivant, la Nature ici s’étend à perte de vue, a cheval entre la Terre de Bohème et la Forêt Bavaroise.

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Cet article a été écrit par Benjamin