jan
22

A day in october

Comme je l’ai souvent dit dans de précédents articles l’automne est ma saison préférée, belle, colorée et parfois si furtive. Comme pour beaucoup de photographe nature en cette période la montagne en général et les Alpes en particulier son un formidable terrain de jeu. Quand l’herbe est grillée par les premiers frimas nocturnes et devient un tapis couleur d’or, quand les lacs et gouilles se couvrent d’une petite pellicule de glace, quand le gel fait craquer doucement le sol au réveil ou encore l’apparition d’un léger saupoudrage de premières neiges d’automne sur les sommets, alors tout devient magique.

Cette année je suis partie une seule fois dans les Alpes il me fallait bien choisir ma destination pour cette sortie, s’est pourquoi je suis partis dans un endroit inédit pour moi en Automne et peut être le plus beau dans les Alpes en cette saison ( jusqu’à ce que j’en trouve un autre comme à chaque fois ). Cette année la haute vallée de la Clarée sera le point d’orgue de mon automne. Un endroit magnifique en temps normal mais sans rien de comparable lorsque les mélèzes prennent leurs parures jaunes ou encore orange caressées par une douce lumière de fin de journée. La magie opère vite lorsque l’on arrive et s’enivrer des lieux est facile et c’est un  véritable délice pour les yeux.

J’appréhendais un peu ma venue là-bas car les week ends précédents étaient de véritables tempêtes de ciel bleu sans relief ni contraste et celui d’après se révèlera aussi en être mais avec de la chance, comme il m’en faut souvent aussi, les conditions étaient de mon côté et une belle palette d’ambiance s’offrit à moi. Le bivouac sera sur les hauteurs du lac Long, à peine arrivé que déjà la journée touche à sa fin, le temps de monter la tente et de se mettre en place qu’un superbe spectacle se déroule sous mes yeux. Le soleil a presque disparu derrière la majestueuse barre des Cerces qu’une vague de brume remonta de la vallée pour inonder le lac Long et commencer un ballet de va-et-vient entre vallée et sommet. Ce magnifique spectacle durera jusqu’à la nuit la plus complète.

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Invasion

La nuit fut froide et le ciel dégagé, l’espérance d’une bonne gelée nocturne était forte mais il n’en sera rien du moins pas assez pour que la glace fasse son apparition sur les lacs. Quelques minutes avant le lever le ciel était vide. Dommage. Je pense alors que c’est raté pour cette fois. Mais en quelques minutes alors que les premiers rayons approchent quelques nuages commencèrent à habiller le ciel et surtout un énorme qui devint, éclairé par ceux-ci, d’un orange fort et lumineux et  rendait l’endroit rougeoyant pendant quelques minutes. je n’exagère pas beaucoup en disant ça car la photo suivante est très adouci par rapport à la réalité tellement l’ambiance rouge/orange était forte.

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Morning bliss

Peu à peu le jour prend le pouvoir et encore de beaux nuages colorés emplissent le ciel. La brume se mêle au tableau en remontant un peu de la vallée et toujours ce gros nuage orangé qui nous surplombe.

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Morning melody

Les ambiances se succèdent le jour est bien là, le vent se lève et vite de gros nuages sombres arrivent depuis la barre des Cerces et en moins d’une heure le ciel est rempli d’une masse menaçante. Tout était calme depuis le matin et déjà c’est la pluie qui guette à présent. J’aime cette ambiance lourde et contrastée. On est déjà bien au-delà de ce que j’espérais.

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The shades of autumn

La pluie se fait pressante et il est temps de redescendre dans la vallée profiter des mélèzes et de leurs couleurs. Le ciel se charge de plus en plus et la pluie m’accompagna lors de ma descente. Ombres et lumières se battent pour la conquête du ciel. La lumière, filtrée par la masse de nuages sombre, douce et diffuse viens s’échouer sur les magnifiques couleurs de la vallée et de la majestueuse barre des Cerces. Voici une image faite pendant la descente vite faite à main levée sans filtre ni rien et qui ne devait rien donner de bien beau mais au final me plaît beaucoup.

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Timeless

La vallée. Un paradis naturel aussi beau que sauvage. Le torrent glisse tranquillement au milieu de l’herbe d’or sous la bienveillance de la superbe Main de Crépin. Entre deux averses de plus en plus fortes la lumière me fait grâce de belle ouverture furtive mais délicieuse pour cette image. Une compo évidente qui donne un bel aperçu de la beauté de l’endroit. Un tableau automnal comme un point d’orgue avant de repartir avec un gros pincement au coeur en quittant ces lieux habités de toute part par cette saison magique.

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A day in october

Cet article a été écrit par Emmanuel

déc
29

Lagopède

Connaissez vous le Lagopède Alpin ?
Moi je le connaissais…mais jamais encore je n’avais eu l’occasion de l’observer.
Quelle chance, l’automne est déjà bien entamé, nous allons pouvoir partir à la rencontre de cet oiseau peu farouche et pas si commun que ça.
Il faut savoir que le Lagopède fait partie de la famille de nos tétras ou autres faisans, c’est donc un galliforme au même titre que la perdrix.
D’ailleurs ne l’appellent ont pas communément  la perdrix blanche ?

La réponse est oui…mais il faut prendre garde à ne pas se tromper car le Lagopède se divise en différentes sous espèces que nous pouvons identifier en fonctions de ses caractéristiques de couleur de plumage, de taille ou d’habitat.
Revenons en à nos perdrix…

Parti pour quelques jours en Vanoise avec des amis, nous avons eu la chance de les trouver dans une zone assez pentue.
Les trouver…c’est pas chose facile d’autant plus qu’à cette période de l’année, la neige à déjà commencé à tomber laissant apparaître ici et là, de belles plaques bien blanche.
A l’instar de biens d’autres mammifères, le Lagopède « est équipé de série » de la fonction plumage variable, ce qui lui donne l’hiver venu, une belle livrée blanche immaculée.
Comme dit…Trouver un Lago dans un territoire enneigé, c’est comme tenter de chercher une aiguille dans une botte de foin.
Fort heureusement notre ami au pelage blanc est relativement bruyant et semble aimer papoter lorsqu’il est en compagnie de ses semblables.
C’est donc au son de son chant que nous avons réussi à le débusquer pour pouvoir lui tirer son si beau portrait.
Peu farouche nous avons minimisé le dérangement sur cette colonie, car ces animaux doivent s’économiser pour affronter les frimas hivernaux.

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Cet article a été écrit par Benjamin

déc
11

eBooktin #1 Décembre-Février 2015

Voilà qui est fait…

Après quelques mois d’intenses travaux, nous avons eu la joie de partager avec vous, hier soir le premier opus de notre webzine nommé eBooktin !
Vous avez été nombreux à réagir et à lire ce tout premier numéro, du fond du cœur, nous vous remercions de l’attention que vous nous avez accordée, comme nous avons l’habitude de le dire, c’est aussi grâce à vous que nous progressons.
L’idée de partager de manière différente nos images nous trottait dans la tête depuis un petit moment et c’est avec beaucoup de plaisir que nous avons intégré une rubrique coup de cœur représentée par une belle brochette de photographes talentueux. Merci à eux de leur implication dans cette expérience toute nouvelle pour nous.

Sur ces quelques notes, nous laissons à votre disposition notre Webzine en téléchargement libre depuis notre site, vous pouvez le télécharger en cliquant sur la photo de couverture ci-dessous, il sera ainsi sûrement plus agréable de le consulter depuis vos smartphones et autres tablettes.

Nous planchons déjà sur le second numéro qui sera disponible dans 3 mois, restez connecté !

Horizons Naturels - Le Mag - 1

Cet article a été écrit par Benjamin

déc
1

Arctic Wildlife

Premiers pas, premières visions sur ces terres toutes proches du Pôle Nord. Nous embarquons sur l’archipel du Svalbard, et plus particulièrement sur l’ile principale : le Spitzberg. Étant à la recherche de contrastes, d’ambiances, j’ai pour ainsi dire eu ma dose pour cette première journée d’exploration polaire car il faut imaginer que 8 heures auparavant, j’étais à Roissy Charles-de-Gaulle. Le décalage est brutal mais je sens que je vais adorer ce séjour au beau milieu de nulle part, la foule ne me manque plus du tout! Les questions qui me passent par la tête sont multiples. Vais-je avoir la chance de rencontrer quelques espèces sauvages dont j’ai tellement entendu parler? Ours polaires? Morses? Et les fameux rennes!

Le capitaine du voilier nous indique un endroit où une colonie de rennes a élu provisoirement domicile. Le lieu est absolument magnifique, l’immersion est presque facile et j’oublie rapidement le brouhaha constant de la civilisation que j’ai momentanément laissé derrière moi. De splendides falaises surplombent l’océan. La météo n’est pas capricieuse comme elle pourrait l’être sous ces latitudes. Et soudain, première apparition : un, deux, trois puis toute la troupe! « Des rennes! » je m’exclamais à cet instant tel un enfant au beau milieu d’un magasin de jouets! Le moment est savoureux et j’ai encore dans mon esprit les sublimes images réalisées par Vincent Munier. Je tente de prendre mon temps pour immortaliser cette silhouette paisible en train de brouter le lichen.

Cette fois ça y est, je suis amoureux de cet endroit, de son atmosphère et je comprends à présent les personnes qui m’ont précédé m’ayant indiqué je ne m’en remettrai pas!

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Cet article a été écrit par Fabien

nov
27

Cathedral mirror – Part II

Dans un précédent article, j’avais évoqué avec vous que le Kirkjufell, la « montagne église », était un lieu emblématique de l’Islande.

Finalement tellement emblématique, qu’après cette première image, partagée avec vous, j’y suis retourné, deux semaines plus tard. Cette fois, alors que la journée entière avait été placée sous le signe du beau temps, en sortant du Kaffee 59, le ciel s’était chargé radicalement. Une belle grosse masse nuageuse comme on les aime était présente sur l’ouest de la péninsule.

Plutôt que de me rendre encore sur les rives du Halsvadall, j’avais cherché un autre point de vue. C’est ainsi que, non loin de la route, j’étais tombé sur cette petite gouille très attrayante, entourée de mousses et d’herbes hautes. De ce point de vue, le Cap’tain Kirk m’offrait, qui plus est, un autre profil, plus étroit, plus fin, lui donnant des allures de Cervin. Et dans le ciel, pendant ce temps, alors que se dessinait un puit de lumière par lequel semblait vouloir descendre quelque bête énorme, genre Nazgûl, un nuage tentait désespérément de s’accrocher au sommet. Comme lors de ma première visite…

Toutefois, je n’ai pas pu m’attarder bien longtemps devant ce spectacle. En effet, à cette époque de l’année, les sternes arctiques sont en effet en pleine période de couvaison. Il faut donc essayer de ne pas trop les déranger. L’avantage, avec ces oiseaux, c’est qu’ils vous le font très clairement savoir, si vous empiétez trop sur leur territoire: ils piquent sur vous, en visant le point le plus haut, votre tête! Ne souhaitant pas les importuner trop longtemps, j’avais réalisé cette image et j’étais aussitôt reparti, en espérant qu’elle allait rendre quelque chose…

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Cet article a été écrit par Alexis