sept
15

Infinity

« L’Horizon souligne l’infini » nous disait Victor Hugo… C’est sans doute pour cela que j’aime me poser et le contempler. Nombreuses sont les heures passées, en montagne ou en bord de mer, à scruter cette infinité qui s’étale devant moi, à rêver devant elle…

Avec cette image, je vous emmène aujourd’hui dans les Côtes d’Armor, non loin de St Brieuc. Un petit coin de France que j’apprécie tant pour ses habitants que pour l’effet relaxant que ce territoire a sur moi. Quoi qu’on en dise, j’y ai souvent vécu, sauf à de rares exceptions, de très longues et belles journées ensoleillées. Sauf cette fois-ci. Il a plu toute la journée, et cela fait quelques jours que cela dure. Certains départements voisins même été placés en vigilance météorologique. J’ai rarement observé un ciel aussi chargé, dramatique… J’étais sur cette même plage la veille au soir, et déjà hier il m’était impossible de tenir debout tant le vent du large soufflait fort. Impossible alors de réaliser une image entre les bourrasques de vent et la pluie.

Aujourd’hui, le vent s’est un peu calmé. Il a réussi à chasser la pluie, du moins pour quelques heures. Une percée entre les nuages devenus épars, et le soleil en profite pour baigner la côte dans la lumière chaude de fin de journée. Les rochers, frappés par les flots, apparaissent un à un, à mesure que la mer se retire… Le vent souffle toujours et donne à cette ambiance une dynamique particulière dans laquelle les nuages semblent fuir vers l’horizon. Un horizon aux allures d’infini vers lequel, pensif, j’abandonne mon regard, perdu dans mes pensées et apaisé par le bruit de l’eau sur le rivage…

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Cet article a été écrit par Rémi

sept
12

Suivez nous…partout…

Vous le savez peut être…ou pas…mais le collectif Horizons Naturels est présent sur la toile par le biais du site que vous connaissez et que nous tentons d’améliorer pour votre confort visuel, mais aussi par le biais des réseaux sociaux comme Facebook ou encore 500px.

Régulièrement, nous sélectionnons quelques unes de nos images pour les partager avec vous…de fil en aiguille, les différents retours sur nos images nous confortent dans le fait que la Nature, qui est le noyau de notre passion, est un tronc commun porteur d’un intérêt grandissant…et ça, ça fait plaisir.

Nous prenons toujours autant plaisir à sortir pour partager avec vous notre vision…

Et oui, c’est aussi grâce à vous que nous réussissons…

Retrouvez nous sur notre page 500px en cliquant sur l’image ci dessous,

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Cet article a été écrit par Benjamin

sept
8

Hidden Cervino

Lorsqu’on est au beau milieu de Zermatt dans le fameux Valais Suisse, difficile de ne pas prêter attention au grand symbole local et par extension au symbole Alpin : le Cervin. Du haut de ses 4478m, cette montagne emblématique en a fait rêver plus d’un et continue d’attiser la vénération à travers le monde entier. Ce « super massif » fait la frontière naturelle entre la vallée d’Aoste en Italie et la partie alémanique du canton du Valais en Suisse.

Le Cervin, Cervino en italien ou Matterhorn en allemand fait partie aussi de mes rêves d’Alpiniste débutant. De nombreuses voix sont accessibles sachant que la fameuse face nord est réservée aux meilleurs des meilleurs! La voie dite « normale » part de la cabane du Hörnli, situé à 3 260 mètres pour aboutir sur lOlympe des Alpes!

Cette journée était plongée dans les tumultes de la météo qui s’avérait être de plus en plus capricieuse. Quoi de mieux que de vivre à sa façon une superbe aventure alpine comme on les envisage lorsqu’on prépare notre randonnée la veille, dans le confort d’un beau petit chalet suisse!

Durant mon passage à Zermatt, je me suis contenté de m’en approcher au maximum durant une dernière randonnée avec plus de 1600m de dénivelé positif, où j’ai pu difficilement atteindre les 3200m d’altitude. Durant ces instants d’effort intense, j’entrevois  par la petite porte les progrès considérables que je dois encore accomplir pour tenter d’envisager une quelconque ascension du grand Cervin.

Les rêves sont faits pour être envisagés et pourquoi pas accomplis pour certains d’entre eux.

 

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Cet article a été écrit par Fabien

sept
4

Fear of the Dark

Voilà trois jours que nous sommes dans la réserve d’Hornstrandir.
La veille, nous avons difficilement parcouru les quelques 15km qui nous séparaient de ce fjord où le bateau doit venir nous cueillir. 15km, 550m de dénivelé positif, même avec les 25km de matos sur le dos, ça n’aurait pas du être aussi difficile…Mais voilà, nous avons mis 7h30 à les parcourir. Autant dire que le bivouac était le bienvenu à l’arrivée.
C’est donc sur les rives de ce fjord que nous avons planté la tente, après avoir trouvé tant bien que mal une zone suffisamment plate, afin d’attendre ce fameux bateau qui devait arriver le lendemain à 10h, si la météo le permet.
Après une bonne nuit, nous replions tout le matos et nous nous préparons donc pour 10h.
Et nous attendons, attendons, attendons…11h, toujours pas de bateau à l’horizon. La peur qu’il n’ait pas pu appareiller commence à se faire sa petite place dans nos esprits. Impossible de savoir la météo à Ísafjörður…
11h30, nous finissons par voir un tout petit point blanc à l’horizon…serait-ce notre bateau?
1/2h passe encore et voilà enfin le zodiac qui accoste au milieu des algues. Quel soulagement, nous n’avons pas été oublié!
Alors, oui, pour les spécialistes des aventures en autonomie, 3 jours, ça n’est vraiment rien. Mais pour ma part, c’était une première. Et sur Hornstrandir, le sentiment d’être livré à soi-même est très puissant et n’a rien à voir avec ce que j’ai déjà pu vivre pendant 3 jours dans les Alpes, par ex.
Une destination qui m’a très fortement marquée et qui ne manquera pas de me revoir, mais pour une durée bien plus longue…

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Cet article a été écrit par Alexis

sept
1

After the storm

Les gens qui lisent régulièrement mes articles trouveront peut-être que je n’ai souvent pas de chance tellement le mauvais temps m’accompagne souvent ou alors certains trouveront que j’en ai car il se passe toujours quelque chose avec la lumière. J’ai deux explications à cela, je ne sors jamais par beau temps, je cherche ces ambiances lourdes et il faut savoir que la lumière est toujours plus belle lorsqu’elle sort de l’obscurité…

Donc encore une fois le mauvais temps, et c’est peu dire, m’a accompagné pendant ma virée alpestre. Ce week-end mes pas me guide dans la haute vallée de la Clarée non loin du lac Long devant la majestueuse barre des Cerces et la bien connue et superbe main de Crépin. Un temps lourd et pluvieux était annoncé avec même de la neige à cette altitude, tout ce que j’aime. La montée vers le lac ce fait déjà sous la pluie. Arrivée au-dessus, et c’est le risque par mauvais temps, la barre des Cerces se trouve dans les nuages et rien ne dépasse d’un plafond bas est opaque ce qui veut donc dire pas d’image le premier jour comme souvent mais le lendemain matin sera fumant. Le bivouac est monté, il fait très froid, la nuit tombe et la neige commence aussi avec elle. Il y a un détail important que je n’ai pas mentionné encore, nous sommes le dernier week-end de Juin et me voici avec 4 ou 5 couches de vêtements tellement le vent souffle fort. La neige tombe mais ne tiens pas encore, la nuit fera peu à peu son oeuvre.

Les nuits sont courtes au mois de juin, il est environ 5h15 et les premières lueurs approchent déjà. Le lever est surement ce qu’il y a de plus dur lorsqu’il fait aussi froid dehors et si chaud dans le sac de couchage. A ma grande joie un peu de neige a recouvert le sol, elle va vite fondre mais j’aime ce genre de petit plus. Le soleil se lève et avec le vent de gros nuages tourbillonnent autour du sommet de la main de crépin. Une grosse masse noire de mauvais temps du côté du col des Cerces se bat contre le beau temps à l’opposé du côté de la vallée et un vrai ballet d’ombres et de lumière se joue sur ce véritable mur qu’est cette barre des Cerces. Les heures passent le soleil est déjà haut et les lumières trop fortes. Il est temps de remballer la tente est de redescendre et comme souvent c’est le moment qu’a choisi la pluie pour revenir.

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« After the storm »

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« Piece of heaven »

 

Cet article a été écrit par Emmanuel