fév
26

Orange & Black

Datant de février 2013, lors de mon voyage à Senja, en Norvège, cette image était restée dans le fond de mon disque dur. A l’époque, non seulement elle ne m’était pas apparue comme une incontournable, mais en plus, je trouvais le RAW quelque peu complexe à appréhender. Je ne l’avais donc pas développée. Pour autant, je ne l’avais pas supprimée. En effet, c’était tout juste avant mon départ pour la Norvège que j’avais eu dans l’idée de faire évoluer mon processus de post-traitement. Nul doute que j’allais, dans un futur plus ou moins proche, pouvoir développer cette image. C’est donc deux ans après sa prise de vue que j’ai finalement réussi à sortir cette image de ma bibliothèque d’archives.

Réalisée sur  la rive nord du fjord Bergsbotn, face à l’imposant Finnkona (744m), je me souviens que je m’étais un peu avancé dans l’eau afin d’aller chercher ce premier plan à la couleur si particulière. Ces algues portaient encore la trace du givre de la nuit que la marée n’avait pas encore recouvert et la couleur semblait irradier le sable aux alentours. Ca pouvait être du plus bel effet sur la photo. Mais pour un meilleur rendu, j’avais souhaité profiter d’un des atouts majeurs des fjords norvégiens: étant d’une longueur assez conséquente, ces fjords ont pour caractéristique de parfaitement calmer la mer. Point de vagues, point de remous, que de la tranquillité et un miroir quasi parfait pour les montagnes environnantes. Toutefois, puisque je venais de rentrer dans l’eau, quelques rides étaient apparues et brisaient ainsi ce beau miroir. Il m’avait donc fallu attendre. Mais figurez vous que, même bien équipé avec une paire de bottes Sorel aux pieds, patienter dans de l’eau à 1 ou 2°C peut paraitre très long!

Au final, je pourrais dire que cette image n’est que patience: patience avant le déclenchement et patience avant le développement. Voilà bien un caractéristique qui tend à radicalement se perdre dans notre société du « tout, tout de suite ».

 

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Cet article a été écrit par Alexis

fév
16

The tears of winter

Les hivers sont de plus en plus difficiles, la neige qui arrive tard ou qui ne descend plus très bas en altitude, mais surtout les périodes de froid sont de plus en plus courtes. Je veux dire le vrai froid où la température négative est très forte la nuit et ne remonte pas au dessus de zéro le jour et ce pendant plusieurs jours de suite. J’aime ces périodes de grand froid car l’eau est dans tous ces états et les ambiances aux cascades que j’apprécie tant en hiver sont au rendez vous. Peu après le nouvel an une de ces périodes a eu lieu pour mon plus grand plaisir et une virée assez fraîche s’imposa.

Je vais vous raconter la première visite de ma journée et la plus marquante aussi pour moi qui sera la cascade du Verneau dans le Haut-Doubs, très bonne région si on cherche du froid. Lorsque j’arrive sur les lieux vers 8h00 du matin le thermomètre flirt encore avec les -14°C . Une température qui va m’assurer un vrai spectacle autour de la cascade. Malgré un petit manque de neige qui se révèlera plutôt intéressant au final, l’ambiance froide et givrée était là. Le choc thermique entre l’air ambiant et l’eau bien plus chaude provoquent un nuage de brume qui remonte du lit de la cascade et se prend dans les branchages au dessus gelant instantanément toute vie autour d’une végétation endormie et qui subit les assauts rudes de l’hiver. Pas une brindille, pas un bout bois qui ne dépassent n’était pas recouvert d’une pellicule de glace au dessus de la cascade. Le vert de la mousse partiellement blanchi par les cristaux de givre qui retombe et donne un beau contraste. Une vision singulière et rare, le tableau d’une attaque de l’hiver à laquelle la nature doit se plier sans broncher.

Un moment assez fort pour moi car j’aime ces ambiances et surtout que la prochaine période de grand froid est peut-être très loin et même pas pour cette année…

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« The tears of winter »

Cet article a été écrit par Emmanuel

fév
12

Bleu Intense

S’émouvoir de la parfaite symbiose du temps et de la lumière. Tel est le spectacle que réserve chaque parcelle de Nature en Norvège. Ce n’est pas encore le cœur de l’Arctique, nous en sommes même encore assez loin…mais déjà l’on peut sentir ce vent qui nous vient du Grand Nord et qui nous appelle à prendre le large. Les silhouettes aux formes singulières nous rappellent que nous ne sommes pas ici n’importe où, à mi chemin entre le rêve et le paradis.

J’ai le cœur accroché à cette région du Globe. Ici j’ai un endroit pour me ressourcer, car ici tout n’est que calme et tranquillité, bien loin du ramdam de nos vies urbanisées.
Une fois passé le rush des transports et des grands aéroports, vient le temps la découverte…de soit…de l’endroit…

Cette année, la météo apporte son lots de surprises, neige, soleil, pluie. Nous sommes pourtant mi février et la nuit polaire à terminé son cycle depuis seulement deux semaines. Les journées sont encore courtes, mais il ne fait pas froid.
La douceur côtière amène son lot de nuages qui viennent subtilement couvrir le paysage Nord Norvégien. Pour le paysage céleste boréal, une chose est sure, ça ne sera pas l’apothéose.

Quoi qu’il en soit malgré les éventements, il faut savoir se satisfaire de ce qui nous est offert. En tous cas, c’est ma vision…
Cette image de Bergsbotn à été prise un matin où je me rendais sur le désormais célèbre site de Okshornan. Il aura fallut faire vite car les conditions météo ont radicalement changées en un lapse de temps éclair.
Le ciel lourd qui surplombe les montagnes acérés est prêt à déverser ses larmes sur le sol encore saupoudré de la dernière neige nocturne.

Il se transformera en fin de journée en un couché de soleil aux couleurs irisées presque irréelles. La Norvège réserve son lot de surprises à chaque virage, à chaque visite…
Cette année encore, je pense découvrir de nouvelles choses…mais ça…c’est une autre histoire…

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Cet article a été écrit par Benjamin

fév
2

Twin Towers

C’était au départ un week-end qui devait être orienté vers le Massif du Vercors, ou encore rien du tout. Mais sous l’impulsion de Gaël Martin et Emmanuel Dautriche, « Manu », le choix s’est finalement orienté vers le massif des Cerces. Un endroit que je n’avais pas encore eu la chance d’explorer.

Nous sommes en Octobre 2013. Les conditions ne sont pas vraiment idéales pour randonner. Le ciel est très bas, et nous franchissons rapidement la limite pluie-neige bien avant le parking. Arrivés sur place, nous finissons de préparer nos sacs à dos mais le doute subsiste : est-ce que nous allons monter maintenant ou finalement demain matin?

La volonté commune l’emporte sur les craintes de chacun et nous entamons une ascension jusqu’au lac des cerces avec une neige qui tombe quasiment à l’horizontal. Finalement, à force de prôner que l’on randonne que lorsqu’il fait mauvais, il était de bon ton d’assumer nos préconisations en terme de photo de paysage.

Le timing était finalement bien choisi car les couleurs de l’automne sont encore bel et bien présentes au sol et un petit peu partout sur les massifs. Le vent violent dégage une superbe atmosphère générale et promet de belles images pour la suite. Un peu plus de mal à poser la tente mais la solidarité du groupe joue son rôle et chacun pourra dormir à l’abri dans d’excellentes conditions!

Le lendemain matin, une impression de bien être se fait ressentir. Le silence règne à l’extérieur de la tente. Les quelques sons exterieurs sembles « confinés »  : pas de doute, il a bien neigé cette nuit!A peine le pied sorti à l’extérieur, j’entends mes amis s’exclamer « oh la la c’est magnifique! ». Pas de doute, il faut se dépêcher de boire un bon thé chaud et partir à la conquête des lumières et ambiances d’un massif que je connais finalement très peu.

Bivouaquer au pied du lac des Cerces présente bien entendu un grand avantage : le spectacle est à nos pieds! Chacun prend soin de ne pas piétiner les rives du lacs fraichement recouvertes par une superbe neige légère. 30cm de meringue fraiche!

Les cimes apparaissent progressivement, les nuages se déchirent peu à peu : le spectacle peut alors commencer, un déclenchement et nos deux tours s’embrasant timidement au soleil laissent percevoir un univers totalement féérique!

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Cet article a été écrit par Fabien

jan
26

Vers des jours meilleurs…

Cet été, j’ai eu envie de changer un peu d’air. Comprenez par là: changer de spot photo! A l’époque, j’avais profité du grand week-end du 15 aout pour partir à la découverture de la presqu’île du Cotentin et plus précisément du Cap de la Hague. Je laissais donc de coté les côtes picardes et haute normandes pour les cotes basse-normandes.

J’y ai découvert de superbes spots, sous un temps magnifique les 2 premiers jours et un temps lourd et chargé en pluie le troisième. Comme d’habitude durant ces sessions paysage, j’ai profité des journées pour faire quelques repérages pour trouver le meilleur spot le soir venu. C’est ainsi que j’ai posé mon trépied dans la baie d’Ecalgrain pour attendre le coucher de soleil. Cette plage a de ça vraiment magnifique qu’elle est parsemée de rochers disposés en escaliers qui sont très photogéniques. Le ciel avait été entièrement bleu toute la journée, mais fort heureusement, le soir venu, quelque nuages, certes petits et d’altitude, étaient venus agrémenter le cadre. Et oui, nous, les photographes, nous sommes tous les mêmes et nous rabâchons toujours la même chose ;)

J’y avais donc réalisé quelques dizaines de clichés mais n’en avait développés que trois ou quatre, laissant le reste de coté. Or, il se trouve que depuis quelques semaines, j’ai un peu de temps, bien malgré moi. J’en ai donc profité récemment pour replonger dans le disque dur pour ressortir quelques unes des laissées pour compte, dont celle-ci fait partie. On pourrait dire qu’elle représente pour moi une lueur d’espoir vers des jours meilleurs…

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Cet article a été écrit par Alexis