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Reflexion Divine

La nuit a été plutôt agitée par cette petite tempête de neige qui me rappelait combien j’étais mieux installés dans mon duvet à l’intérieur de ma tente bien amarrée au sol encore gelé. Des conditions peu propices me suis-je dit pour pratiquer la photographie.

Les heures passent comme des années lorsque l’insomnie se joint à vous. Les extrémités de mes pieds sont gelées : impossible de trouver le sommeil. C’est à cet instant que l’on se pose la fameuse question : « mais qu’est ce que je fais là? ».

Généralement ce type de ressentiment momentanément désagréable laisse souvent place à une grand moment de béatitude intense même s’il est vrai qu’on aurait du mal à y croire à l’instant T. Cependant, au réveil, il fallait avouer que les conditions météos étaient tout simplement divines pour l’oeil du photographe paysagiste.

Le vent en altitude se lève petit à petit laissant place à quelques trainées bleues. Le spectacle se met en place, chacun joue un rôle crucial dans la réalisation de cette photographie. Quelle chance d’avoir frôlé cette petite flaque d’eau où j’ai entre aperçu le reflet du superbe massif montagneux en second plan.

 

Le Galibier dévoilant sa majesté du haut de ses 3228m me rappèle à juste titre combien le massif de nos belles Alpes est si majestueux!

 

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Cet article a été écrit par Fabien

mar
19

Le Survivant

L’histoire de cette image commence à avoir de l’âge. Enfin, avoir de l’âge dans cette société hyperactive, de l’immédiateté et de l’éphémère où tout ce qui a plus d’une semaine est presque périmé.

Cette histoire débute donc un jour de juin 2012. Ca n’est certes pas la meilleure période pour s’y rendre mais nous avions décidé d’aller à Etretat avec Benjamin. Les beaux jours aidant, et comme on s’y attendait, la ville et les plages étaient noires de monde. Mais peu nous importait puisque nous avions dans l’idée de faire, non pas des images des deux célèbres portes, mais de l’aiguille de Belval, vestige survivant des falaises façonnée par l’érosion. Vu son emplacement et les moyens de s’y rendre, nul doute qu’il n’allait pas y avoir foule.

En effet, l’aiguille dresse fièrement ses presque soixante dix mètres à quelques quatre kilomètres d’Etretat. L’unique moyen de s’y rendre, mis à part par bateau (ou en hélicoptère pour les plus riches), est de longer la côte à marée basse. Mais ca n’est pas sans danger. Non seulement les chutes de pierre sont nombreuses, mais, à marée haute, la mer vient jusqu’au pied des falaises. Il faut donc parfaitement calculer son coup si on ne veut pas être pris au piège.

Nous avons donc pris toute la journée pour bien étudier la marée et calculer le timing parfait pour prendre le chemin et pour repartir de l’aiguille afin de garantir notre sécurité à tous les deux.

Bien évidemment, une fois sur place, nous avons pris notre temps et quelque peu dépassé notre heure limite. De coup, je ne vous raconte pas le pas pressant que nous avons eu sur le retour! Heureusement, le titre de cette image n’a pas eu à s’appliquer à l’un d’entre nous!

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Cet article a été écrit par Alexis

mar
16

Au coeur d’un hiver

L’hiver touche à sa fin, enfin diront certains, trop tôt diront d’autres. Toujours est-il que lorsque l’on arrive à la mi-mars je suis pressé de voir la nouvelle saison car je n’aime pas trop le mois de mars ou l’on est plus trop dans le gros hiver et pas du tout encore dans le printemps. Mars est aussi un peu le temps du bilan de l’hiver qui vient de s’écouler, et je dois dire que celui ci ne m’a pas transporté, ce que j’avais en tête n’a pu être fait, comme souvent d’ailleurs. Mes sorties ont souvent été improvisées au jour le jour en fonction des conditions météo.

Il y a bien eu quelques sorties sur les crêtes Jurassiennes, mais rien de bien satisfaisant avec beaucoup de brouillards et de grisailles les jours où les conditions neigeuses étaient réunis et la végétation bien plâtrée de blanc. Par contre cette année j’ai fait beaucoup de cascades, comme souvent me direz-vous, mais oui et j’aime ça, j’aime beaucoup ça… Les deux ou trois vagues de froid voire très froid ont été propices pour ce genre d’image je trouve, le grand froid travail les éléments et quel endroit les regroupent en harmonie et en activité? Les cascades que j’affectionne dans ma belle région Franc-Comtoise.

Rien ne peut me faire plus plaisir en cette saison que de grosse température négative, tout se fige et pourtant tout bouillonne en même temps. les vapeurs qui s’élèvent et fixes toutes la végétation autour avec les écarts de chaleur, enfin de chaleur tout est relatif évidemment. La glace qui façonne le lit des rivières ou les tas de neige qui recouvre les rochers tels des matelas de mousse blanche. J’aime sortir et photographier dans ces conditions, l’eau est souvent le point commun de mes images, reflet tranquille ou rivière furieuse, j’aime tous ces aspects et son environnement. Avant de voir le printemps et les grandes eaux grâces aux débâcles et à la fonte des neiges voici un petit recueil de cet hiver, de mon hiver.

 

DSC_2324-900pxThe tears of winter

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In the mist of the falls

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River of ice

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Winter symphony

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Eternal cycle

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River of ice II

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The roots of life

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The games of cold

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The eternal magic of winter

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Nature is an artist

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Cet article a été écrit par Emmanuel

mar
12

Imperator

Il a une coiffe que je rêvais d’immortaliser depuis bien longtemps.
Ce mammifère herbivore, me fascine…
Peut-être parce qu’il a été immortalisé de si nombreuses fois, que même durant la dernière période glaciaire, les Hommes qui le chassait l’honorait par les peintures rupestres que nous découvrons encore aujourd’hui. Il fait partie de la vie de l’Homme et à très largement contribué à notre évolution, à notre civilisation.

Le Renne…

Celà fait trois années qu’au mois de février, je parcours la somptueuse île de Senja, Paradis insulaire Arctique situé aux confins de la Norvège.
Je n’avais encore jamais eu l’occasion de les rencontrer, si beaux, si fiers…
Et encore moins de passer un long moment avec eux.
Je suis heureux d’avoir pu les côtoyer et d’avoir pu capturer ses instants de leur intimité qui m’est si précieuse.
Même si ce sont des animaux sauvage, leur tolérance à la présence humaine est plutôt bonne. Il faut savoir se faire son humble place au milieu de ces hardes et laisser le temps de se faire accepter.

Ce mâle coiffé, aux allures d’Empereur, m’a fait l’honneur de s’approcher assez près, l’air de rien, me faisant croire qu’il broutait. Il est venu à quelques mètres de moi s’affranchir du moindre doute d’hostilité, puis il est reparti vers sa harde.
Je les vois encore tous ensemble à scruter l’air ambiant de leurs museaux, à nous observer comme si nous venions d’une autre planète…

L’Arctique me passionne, ses hôtes me fascinent…j’espère vous faire partager ces moments bonheur par le biais de ces quelques images…

I

 

R

Cet article a été écrit par Benjamin

mar
2

Restless Mountains

Un hiver de plus en plus tardif met à rude épreuve ma patience et cela peut parfois tourner à l’obsession car je souhaite retrouver les conditions de l’an passé, ou mieux encore, flouer de nouvelles contrées Alpines sous un épais manteau neigeux.

Or, si on garde un temps soit peu de modestie face aux dangers démultipliés par les plaques à vent, les nombreuses pentes exposées et candidates aux avalanches, les choix d’une belle randonnée s’amenuise comme … neige au soleil!

Ceci étant, faire preuve d’humilité peut aussi donner une tournure agréable pour découvrir d’autres strates de la montagne. Cette journée, partagée avec mes amis Claude Gouron ainsi que Gilles Duperron fut exceptionnelle. Le plus difficile dans les Alpes du Sud, et tout spécialement en Ubaye, c’est d’obtenir une météo suffisamment capricieuse mais nous laissant progresser normalement sur la neige sans savoir si à chaque pas nous n’allons pas déclencher la colère des dieux.

Cette journée a été marquée par des vents violents faisant tournoyer les nuages autour des sommets et donnant à chaque instant des jeux de lumière absolument magiques. Ce vallon que j’avais envisagé d’explorer en hiver était ce jour là, totalement inhospitalité pour tout type d’intrusion humaine. Le contempler à distance, l’œil collé dans le viseur au travers de mon télé objectif était une façon de me transposer dans ce chaos général.

 

Restless Mountains

Cet article a été écrit par Fabien