août
18

Ocean Meet…

L’océan est un environnement que je ne connais pas…ou trop peu…
C’est un vivier, un espace naturel où les espèces côtoient la beauté des éléments.
Ce mois de juin, je suis parti dans les Landes, un endroit assez méconnu par les photographes de nature…et pourtant, il gagne à être connu.
J’ai eu plus ou moins de chance pendant cette période, après avoir connu des aléas matériel qui m’ont obligé à réorienter mes prises de vues.
J’ai pu faire des rencontres plutôt sympathiques et contempler des ambiances de folies.

J’ai adoré me balader sur ces longues plages de sable.
Dans les Landes, elles s’étendent à perte de vue, du Banc d’Arguin au sud de Biscarosse.
C’est un endroit emprunt d’une beauté et d’une lumière très particulière.
Nous sommes dans les jours les plus longs de l’année, l’astre solaire parcours un long chemin avant de s’écraser dans l’océan.
Chaque jour je me languis d’arriver aux douces lueurs rousses et dorées.
En attendant l’heure d’Or, j’erre avec ma compagne en bord d’Océan et je contemple la vue qui s’étend à perte d’horizon.

L’horizon, cette ligne qui nous sert de repère dimensionnel se perd dans le décor.
Les assauts répétés des vagues génèrent un fin brouillard qui s’élève et embrasse la plage.
Le décor n’a plus de jointure, le ciel et la terre sont unis par les liens de la mer.
Quel beau mariage.

Quelques hôtes de ces plages gambadent à même le sable.
De petits échassiers, des bécasseaux viennent s’alimenter avant de s’envoler pour se réfugier.

D’une lente approche à même le sol, j’apprend à fondre mon sujet dans le décor.
C’est une image pleine de douceur que je partage avec vous ce soir.
Un semblant minimaliste dans un décor grandiose que j’inhibe pour le mettre en avant dans des couleurs pastels qui lui vont si bien…

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Cet article a été écrit par Benjamin

août
11

Dark Close Up

Dans mes rêves d’enfance ou lorsque je plonge dans mes lointains souvenir, j’ai une image persistante de montagnes imposantes, sur élevées, dépassant mon imaginaire. Des sommets inaccessibles saupoudrées de neiges éternelles.

Cette sensation de grandeur en montagne m’a toujours obsédé et c’est en Juillet 2012 que je décidais d’aller explorer une des plus belle contrée Suisse  du haut Valais, la vallée du Mattertal. Zermatt sera mon point de chute durant une bonne semaine. Les montagnes culminant à plus de 4000m sont légion dans cette contrée Alpine.

Le Matterhorn se dresse fièrement au fond de la vallée avec ses 4478m d’altitude. Le Mont Rose (4634m)  quant à lui reste assez souvent coincé dans les nuages et  laisse libre court à mon imagination sur d’éventuelles expéditions sur ces sommets. Il ne sera pas rare, durant mes nombreuses randonnées dans cette région, que je reste totalement admiratif face à ces hordes d’alpinistes revenant en basse vallée après de nombreux jours passés dans des conditions qui peuvent certainement faire froid dans le dos.

Un matin, Julie et moi même décidons d’emprunter un de ces nombreux sentiers parcourant ce magnifique massif. Le départ s’effectue depuis Zermatt (1620m), et nous n’emprunterons pas les nombreux funiculaires présents afin d’acheminer les hordes de touristes souhaitant accéder plus facilement sur les sites les plus visités. La météo ne semble pas être au beau fixe, le plafond est bas : cela n’entamera en rien notre motivation, bien au contraire.

Quelques heures de grimpe plus tard, nous arrivons au sommet du Gornergrat (3135m) d’où la partie de cache cache avec le soleil recommence de plus belle. Les apparitions de quelques rayons sont furtives. Le vent s’est levé et permet un changement perpétuel de décor. Une courte éclaircie de l’autre côté du vallon dévoile en partie un sommet plus deux, puis trois avec des tonalités de couleurs féériques. Cette fois ci, ce n’est pas un rêve, je réalise à cet instant que je suis bel et bien installé au beau milieu du cœur des Montagnes telles que je les avais idéalisées dans mes rêves d’enfant.

 

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Cet article a été écrit par Fabien

août
1

Le fond de mon jardin

Il y a toujours un moment dans l’année où je peine à sortir mon boitier. Et bizarrement, ou pas, c’est toujours à la même époque, au début de l’été. Non pas que les sujets manquent mais ma motivation à devoir sortir de plus en plus tôt se réduit à mesure que les journées s’allongent.

Malgré tout, j’ai la chance d’habiter en pleine campagne, dans un tout petit village de l’Oise. Et surtout, mon jardin n’a pas de vis-à-vis, à peine quelques voisins sur les cotés et est orienté plein ouest. Dans ces périodes de manque de motivation, le soleil vient se coucher pile derrière ma maison. Et puisqu’une chance ne vient jamais seule, c’est aussi l’époque où les champs, que ce soit de blé, d’escourgeon ou de colza, sont les plus photogéniques. Quand la météo le permet, je n’ai donc qu’à regarder par les fenêtres de mon salon pour choisir ou non de parcourir les 50m qui me séparent du champ, d’enjamber les barbelés et de planter mon trépied parmi les plans de céréales. Certes, le décor est simple, sans fioriture, un champ, un ciel, mais bien souvent, ces éléments se combinent pour créer un ensemble très plaisant pour le paysagiste qui sommeille en moi.

Je vais donc partager avec vous une bonne partie des images réalisées durant les 3 dernières années. Et comme je me plais à le dire « Rien ne sert de partir à l’autre bout du monde quand on ne connait pas le bout de son jardin »

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Cet article a été écrit par Alexis

juil
29

Pieces of gold

Je n’ai pas vraiment la prétention d’être un grand connaisseur en matière de fleur ni vraiment rechercher ce genre d’image mais lorsque l’occasion se présente et que la fleur me plaît beaucoup je ne m’en prive pas. C’est ce qui s’est passé pour la Tulipe Sauvage ou Tulipa sylvestris pour mes amis les puristes. Voici une fleur pour qui j’ai vraiment eu un coup de foudre pour son esthétisme et sa couleur jaune flamboyante qui jaillit au milieu de la verdure printanière. Des petits morceaux d’or parsemés dans la prairie immense.

Ces images sont issues des deux dernières saisons, comme souvent je les ai trouvées par hasard en me promenant non loin de chez moi en Franche-Comté sur la commune de Vesoul dans les prairies humides des alentours, c’était la première fois que j’en voyais en vrai même si j’en avais beaucoup croisé en images. J’y suis retourné plusieurs fois pour être sur de les photographier au meilleur de leurs couleurs et de leur floraison. J’aime beaucoup quand l’occasion se présente faire un peu de macro, j’aime m’allonger dans l’herbe fraîche du soir ou du matin parfois accompagné de rosée et jouer avec la lumière qui décline reine des ombres et des contres jours.

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Cet article a été écrit par Emmanuel

juil
25

Metallic Water

Mon paquetage est prêt ! Après de longues semaines hivernales, je pars enfin ce soir pour deux jours retrouver mes amis qui tiennent un refuge situé dans les hauteurs du Val d’Allos. Vous savez ce coin de paradis où les Alpes ont le privilège d’être du Sud, où le soleil offre ses rayons bienfaisants à la magnificence de la montagne sous un décor de ciel bleu intense ?

Je roule donc jusqu’au Laus où je laisse ma voiture. Puis j’entame un sentier à la rencontre d’un paysage familier : un torrent aux frissons éternels, des rochers coiffés de lichen, des arbres qui semblent me saluer au passage tant leur révérence est appliquée… Mes sens sont de toutes parts sollicités. Je respire pleinement cette heure du jour où la nature s’apaise… où le vent s’assoupit dans l’ombre des sous-bois de mélèzes.

Je franchis finalement le seuil du refuge où m’attendent des bras grand ouverts. La soirée bat son plein de paroles et d’éclats de rire. Les effluves de cuisine, de bois… veillent à ce que rien ne puisse perturber l’ambiance qui nous conduit au sommeil profond. Mais dès le lendemain matin, leur table blonde, accueillante de gourmandises et de bon café chaud, me parle sans cesse de mon site préféré… à l’heure où les chemins vont au lac, je me laisse emporter vers le géant du Sud…le plus grand lac naturel d’altitude d’Europe se présente là, devant moi, fort de ses 2228m, ses Tours qui se dressent en rempart, les monts Pelat, l’Avalanche, la Tête du lac… Ses eaux froides plongeant à plus de 50m, pauvres en oxygène, le privant de vie végétale, lui donnent par effet de miroir les reflets d’un ciel bleu unique sur 54 ha.

A ma grande surprise, je ne retrouve pourtant pas cet azur habituel car le pollen des arbres environnants a recouvert sa surface comme pour lui donner la chance de se reposer un instant des griffes du soleil. Déstabilisé par ce doublé de couleurs, je ne sais que faire. Tant pis, j’abandonne, le paysage ne me convient pas… pourtant cette pierre en premier plan aurait pu être sympa sans cette mélasse. Prêt à retourner au refuge, je me dis que j’aurais peut-être pu en tirer parti, rendre original ce qui paraissait de prime abord repoussant.

Je tente alors une prise avec mon filtre noir. Qui sait ? Sans doute les pollens en mouvement accentueront-ils la dynamique de l’image ? Gagné ! Une vague jaune se dessine sur la photo obtenue laissant place par endroits aux reflets bleus du ciel et blancs des sommets enneigés. Il ne suffit pas de décréter que la nature est belle, il faut savoir lui rendre hommage en la décryptant, en l’admirant… Quant à moi, je me suis exécuté par cette image inhabituelle, ainsi soit-elle ce jour.

Je vous livre ce soir le secret du lac d’Allos que je tiens d’un vieux berger : Au plus profond des eaux du lac se trouve une pierre sur laquelle est gravé : « quouro mi veiras, plouraras » (quand tu me verras, tu pleureras). Cela signifie que si le niveau du lac baisse jusqu’à mettre à jour la pierre en question, les conséquences seront graves pour l’homme. Préservons notre Terre pour ne jamais avoir à lire ces quelques mots…

Rémi Garcia pour Horizons Naturels

 

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Cet article a été écrit par Rémi